6500 tweets par minute dans plus de 25 pays différents, soit 3.4 millions de tweets en tout. Le 7 janvier dernier (jour du massacre à Charlie Hebdo), le hashtag #JesuisCharlie est devenu une tendance internationale. D’où vient ce message et comment s’est il propagé aux 4 coins du monde ? Décryptage.

 

L’origine

1 heure après la fusillade dans les locaux de Charlie Hebdo, Joachim Roncin (directeur artistique et journaliste musical pour le magazine Stylist) tweete une image qu’il a réalisé.

 

Je suis Charlie

 

Un message simple, fédérateur, explicite, le tout avec des couleurs de deuil : le blanc, le gris et le noir. Il n’en fallait pas plus pour créer un hashtag historique.

Repris au delà du web, on a pu observer le logo dans la une des journaux, dans les rues, porté par la classe politique comme par les stars et même au sein des locaux de Twitter.

 

Je suis Charlie Twitter

 

Ces simples suites de mots ont par ailleurs détruit les clivages politiques l’espace de quelques jours. De l’UMP au PS, nombre de représentants de différents partis arboraient « Je suis Charlie », à quelques exceptions près. Cependant, l’expression est aussi devenue une clé de langage utilisé par la totalité de la classe politique.

On peut se douter que la popularité de #JeSuisCharlie va être pérenne, comme un fantôme de la catastrophe du 7 Janvier.

 

Comment s’est il propagé ?

Plusieurs facteurs rentrent en compte afin de comprendre la diffusion de ce message. Il y a tout d’abord le tempo : apparu quelques temps après le drame, il a été entraîné dans le rouleau médiatique et brandi comme symbole. On peut rattacher à ça la justesse du message. Court, simple, facilement déclinable et fédérateur. Ensuite, il y a aussi le fait que dans de tels moments de solidarité, les internautes ont besoin d’une bannière commune sous laquelle se rassembler.

Un simple regard à cette animation présentant l’explosion des tweets dans le monde entier permet d’en comprendre l’ampleur (cliquer ici pour voir l’animation) :

carte_tewwets_jesuischarlie

Si ce tweet nous a appris quelque chose en terme de communication, c’est de respecter des règles basiques : poster le bon message au bon moment. Dommage de devoir le constater dans des moments aussi sombres…

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